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January 28 18. OxysmiqueLa chaleur humide et sombre gagne leur peau. Leurs bouches ouvertes cherchent le chant d'un nouveau souffle. Marie-Aude trébuche talon oblique sur le sol lubrifié. Pourtant, il ne manque plus un quart de temps ou une moitié de début. C'est donc elle d'en dedans qui, inscrite dans ce groupe, à émis cette approximation. Elle se sent vraiment parti prenant, à bras le corps, dans sa réalité. Actrice, le temps fil constant sans distorsion. Serait ce cela un bon moment . Il suffit qu'il passe, justement, sans se courbé dans l'espace dissonant. Ainsi il échappe aux antennes, à l'intégrité, aux tuyaux affamés. Tant de vies ligotées au dessein étranglé. Les rêves miniaturisés sous le fouet de la peur de manquer. Tout cela parait loin, Marie-Aude n'a pas chasser ce qui la définie. C'est ce temps nouveau, si bon, gonflant d'amplitude qui lui fait tant écrire vers l'avant que l'allongement éloigne. Les perspectives changent. Elle se rattrape au bras de Jean-Claire et lui fait signe de s'arrêter. Elle veut se reposer un moment. Jean-Claire cherche un endroit ou s'assoir. Il n'y a rien.
Il remarque quelques mouvements vers un coin de la piste. Donnant le bras à Marie-Aude, ils finissent leur traversée. Un petit escalier sombre se présente à eux. Ils descendent les marches de pierres taillées en colimaçon. Après un petit corridor bas, ils arrivent dans une immense cave à la haute voute romane. La pierre brute embrasse une clef de voute ornée d'un lustre gigantesque aux larmes de verres taillées. Sa lumière dore et contraste les pierres généreuses avec les grands murs drapés de haut en bas. L'étoffe noir lourde et épaisse tombe en grands plis derrière des canapés courbes et nourris de coussins. Le sol recouvert de tapis d'Orient est jonché de bougies blanches ou rouges. Tantôt hautes à la flamme longue et orange, tantôt baignée de cire coulée à la chaleur d'un blanc bleuté vacillant. Des petits cônes de cuivre ciselé laissent échappé une épaisse fumé de Myrrhe. Posés sur de petites tables de verre basses, ils surmontent un océan de coussins de toutes tailles. Enjambant des corps alanguis, Marie-Aude et Jean-Claire prennent place parmi eux. Allongés dans des nuages de broderies, la musique aérienne et lointaine finit de définir l'humeur calme et ethérique. Bruissement Frottement, Cotonneux, Rugueux, Transperçant, Cisaillement, Plaqué, Liquoreux, Reptilien, Feutré, Essentiel. Des drogues jonchent les tables éclairées par en dessous. Jean-Claire, allongé, penché sur le coté, tend le bras vers une petite pipe, la porte à sa bouche puis l'allume à la bougie. Il aspire, bloque sa respiration et tend à Marie-Aude la préparation. Elle saisit avec comme seule peur celle de l'interdit. Il n'y a donc aucune raison de ne pas accepter. Elle enrobe et aspire une fumée piquante au goût fort et concentré. Elle sent monter et circuler des ondes amusées. Son regard vacille s'absente puis rougis. Elle regarde Jean-Claire et le dévore d'une simplicité épicurienne. Sa conscience s'embrume délicatement. Certaine, en sécurité, elle goutte cette chute qui l'achemine dans de solaires épitaphes. Son cœur rutilant sourit jusqu'au centre. La chape de ses interdits n'est plus qu'une fine membrane ou se dessinent et s'animent les hordes rodant le regard sur cet équilibre léger, précaire. Hymenéenne elle se rompt sous les assauts de ce qu'elle possède maintenant, passion frénétique. Les lumières des bougies en groupe de foyers racontent leurs âtres affamés. Tout autour d'elle, se déterminent l'union fébrile en vaporeux contrastes tranchés puis délités. Les couples ou trio, autour d'eux se mélangent lentement. Entre les coussins, les volutes s'unissent en odeurs animales. Les parfums capiteux gémissent tendrement. Ils sont baignés de bouchent.
Jean-Claire et Marie-Aude se partagent les bouffées, accompagnées de thé à la menthe brulant, sucré. A chaque inspiration, ils sentent une envolée venir d'un recoin lumineux de l'arrière qui les rapprochent. Une flamboyante accoutumance disperse leurs étriquées insouciances. Adoubées en abimes de fractales, ils se délitent en délicats pétales. Ils parlent doucement. A rires étouffés, ils évoquent leurs joies passées, leur premier baisé, leurs succès et idéaux toujours consumant.
Free like a organic breathing D'un châle rampant en douce rondes, des caressent en mer d'horizon magnifient de multiplégigues assauts. C'est une marée de chair enfumée qui se dispose en chahut tantôt catatonique, puis ondulant. Parfait monopsone philanthropique, la nuit se nomme en phallique génétique. Dans sa fièvre limbique, Marie-Aude passe de voyages en voyage. Elle partage ses images dans les yeux de Jean-Claire. Ils se peignent l'un sur l'autre à même le moelle. Une étape foudroie, Sanction, flagellation, les liens poussent et virevoltent. Saisis, écartelés, remodelés, d'entre ces raisons, ils entonnent en un long et lent ajustement leurs harmoniques. Ils voient des groupes, parfois repus, après des fissions déchainées au delà qui ont tonné basse puis montante. Partout, des sourires envie en dents, plaisir en peau s'échangent et se gouttent. Central et aiguisé, le dernier fil incertain retenant se dénoue. Marie-Aude se rattrape suspendue, vacille puis au flanc du velours lâche brut ses mnésiques étaux.
Marie-Aude cède. Comments (17)
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